Hyeres : 1er LD pour Franck

Premier longue distance pour moi. Inscription le 31 janvier au soir, nouvelle résolution de l’année !

Un objectif très ambitieux pour un petit apnéiste en pleine reconversion… La marche est haute mais je suis soutenu dans ce projet par de “vrais ” triathlètes. J’ai nommé Vincent et Lugo. Trop peu d’expérience pour moi sur le vélo, seulement 5 mois, et juste une compet de tri, les Marettes (sans la natation à cause de la météo).

Arrivé la veille de la course en famille, on est plus d’une vingtaine du club. Génial, ça motive davantage. Petit tour l’après midi, histoire de prendre les premiers repères de la course, récupérer les dossards et sonder la température de l’eau. 18°C, pas mal du tout. S’en suivra une soirée sympa et même une grosse imprudence avant la course : une tisane partie improvisée entre collègues. On se lâche un peu…Je gamberge pour rien et ne dors qu’une paire d’heures, passe une mauvaise nuit au final. Dommage, tout le confort de notre appart-hotel y était. Merci Guillaume.

RDV fixé à 6H30, on charge les vélos dans la voiture et c’est parti. On croise Laurent en vélo qui s’ajoute quelques kilomètres sur la course ! Quand on aime…Arrivé sur place, direction le parc à vélo. Il me paraît immense. Je cherche ma place, déballe mon matos. Et première surprise, un gel a éclaté dans mon barda. Sympa… Je jette un coup d’œil à coté, chouette, c’est Vincent. Je fais un copié/collé de son organisation. Chhhut… J’enfile ma combi de nage. P’tite photo des participants du club. Merci à Sylvie et Sonia qui sont déjà debout pour nous soutenir, malgré leurs courses de la veille.

7H50, RDV sur la plage. Pétole, ouf ! La tension monte d’un cran. Je stresse. J’essaie de me détendre, pendant que Lugo danse frénétiquement sur la musique des organisateurs. Mais comment fait-il ??? A coup sur, la seule pression qu’il connaît lui, c’est celle du bistrot je suppose 🙂

J’essaie de me remémorer les séances piscine de Sébastien, notamment sur le fameux départ tri.

8H00, le départ est donné. Je déclenche mon chrono et fonce dans l’eau. J’essaie de commencer à nager, mais au beau milieu de 400 personnes, c’est la guerre ! J’en prends plein le cornet : des coups de main, de pied jusqu’à la première bouée. Là, un nageur tente de me grimper dessus. Mais que veut-il ??? On ne se connaît pas ! Je lève la tête, bois quelques tasses au passage et tente d’observer la bouée suivante dans un bouillon de ressac. Enfin, au bout d’un quart d’heure, je pose enfin ma nage et repasse sur ma vitesse de croisière. Trinnnquille. Sortie à l’Australienne et ça repart pour la deuxième boucle, rebelotte mais en plus calme. Sorti en 48’30 à ma montre, direction la douche. Pas plus d’une minute 🙂 J’arrive sur mon vélo, Vincent est prêt pour le départ. Je cherche mes lunettes, j’essaie de me dépêcher pour ma première transition, mais j’explose le compteur ! Par descence, je n’ose vous dire le temps de ma T1. Lugo arrive quelques secondes après et partira bien avant moi d’ailleurs…

J’enfile ma veste, glisse gels et barres et c’est parti pour le vélo. Je me fixe 4H30, un poil optimiste. Sensation étrange sur la première heure. Je me sens mou comme un caramel au soleil. On me double, on me double… Pas du cerf, moins de gaz que lors de la reco. C’est mal barré mon pote. Heureusement que le paysage et les encouragements des coureurs sont là. Super état d’esprit. J’entends pas mal de gibiers… Claclaclaa, claclaclao et ça, c’est une bécasse !

Je viens de m’apercevoir que j’ai oublié mes pastilles de sel et mon mélange pour ma gourde ! Bravo Franck ! T’es un bon !

Premier gel avant le fameux babaou. Je me sens un peu mieux, ouf. Nadia et deux autres coureurs sont à mes côtés. On grimpe ensemble jusqu’au premier ravito en haut du col. Je me jette sur une gourde de boisson SIS. Grosse erreur, malgré les conseils de Vincent « jamais tester le jour de la course ». Certainement que pour certains coureurs, elle les booste. En revanche pour moi, elle me filera des maux de ventres jusqu’à la fin de la course !!! J’accélère sur les faux plats après le col et fonce sur la descente, histoire de grappiller un peu de temps. Deuxième tour, la pluie. Encore une surprise ! Purée, mais j’ai jamais roulé sous la flotte moi ! Premier virage, ça freine moins bien. Bah, je m’en doutais mais j’avais jamais testé. Du coup, j’essaie d’accélérer sur le plat et roule prudemment en descente. Manque plus que je ma gamelle, tiens…je compte bien finir ma course ! Je ne compte plus les cyclistes qui me doublent. Déjà 3H30 que je roule et soudain, l’angoisse, plus degun. Pas un coureur derrière ni devant pendant plus de 10 minutes, qui me paraîtront les plus longues de ma course. J’ai dû me planter de direction comme une buse ! La gamberge revient… Enfin, une intersection, et là, je vois un organisateur. Ouuuuuf, à ce moment, je lui aurai même payé un restau 🙂 Je retrouve la banane. Je mouline sur le dernier quart d’heure, histoire de me préparer pour la CAP, dixit Vincent. 4H17, heureux.

Transition, gels et crème solaire. Et c’est parti pour la course. 50m plus tard, je m’aperçois que j’ai oublié sur mon vélo ma montre GPS… Mon mal de bide revient et ne me lâchera plus. Je n’ai plus qu’à serrer les dents… Paysages magnifiques, les salins, puis le bord de mer. Je croise Guillaume en premier et sa cadence infernale, et par la suite, une bonne partie de coureurs du clubs qui m’encouragent. « Celle là, elle est pour toi » me lance Vincent, j’essaie de passer la seconde mais la boite est pétée. Les buffets sont alléchants sur les ravitos, mais je me contente de verres d’eau et gels perso, histoire de ne plus compliquer les choses. Malgré mes douleurs à l’estomac, je garde ma petite foulée jusqu’à la fin de la course. Je franchis la ligne en 7H00. Un moment fort. Yes, je l’ai fait !!! Fais péter les cahouettes !

Un grand merci à ma petite femme qui m’a supporté pendant ma prépa 🙂 et croyez moi, c ‘est pas de la tarte ! A mes filles pour leur soutien. A Vincent, pour tout son temps passé et ses conseils. A Nadia, Batman, Noël pour ses tuyaux sur les réglages vélo, au coach Sébastien et à tous les coureurs du club pour leurs encouragements.

Enfin, aux organisateurs de la course pour les buffets sucrés et salés, le pinard, les petits cadeaux et la cerise, la bière à l’arrivée 😉